Gisterenavond heb ik een reportage gezien over hoe VN-troepen trachten de vrede zo goed en zo kwaad mogelijk te handhaven in Haïti. Niet dat daar een oorlog in regel gaande was, maar de toestand werd er ernstig genoeg geacht om er blauwhelmen naartoe te sturen. De geschiedenis van Haïti kan ik hier en nu niet uit de doeken doen, maar het is voor het overgrote deel van de bevolking een die voornamelijk uit kommer en kwel bestaat/bestond, dat al eeuwen lang. Ik heb het hier al eens over Toto Bissainthe gehad, een van de grootste Haïtiaanse kunstenaars. Op deze website kunt u enkele van haar liederen beluisteren. Wie onbewogen naar een nummer als 'Dey' kan luisteren, heeft een dikke huid (ze treurt erin over haar land).
Brazilië levert de meeste mensen voor de MINUSTAH-vredesmacht. Wat ik gisteren dan ironisch vond : uitgerekend deze troepen werden ingezet om de beruchtste bidonville van Port-au-Prince te zuiveren van niets ontziende, gewelddadige bendes.
Het deed me ironisch genoeg wat denken aan hoe het er in Brazilië zelf aan toe gaat in de favelas. Daar slaagt de overheid er namelijk maar niet in om de drugs- en andere bendes in de grootsteden het hoofd te bieden. Politie en leger hebben het reeds getracht, maar tot nu toe vruchteloos en met talloze doden en gewonden tot gevolg, want het beleid van de harde hand heeft duidelijk gefaald. En nu gaan Braziliaanse troepen proberen in Haïti een sloppenwijk te pacifiëren en voor de bewoners opnieuw leefbaarder te maken. Het zou ze gelukt zijn, heb ik opgemaakt uit de conclusie. Hopelijk met duurzaam resultaat.
zondag 30 maart 2008
zaterdag 29 maart 2008
Hugo Claus' uitvaartplechtigheid
was mooi deze middag, of althans, wat ik ervan gehoord en/of gezien heb.
zondag 23 maart 2008
Knipoogje...
naar enkele Franstalige vrienden die deze muziek vermoedelijk verachten. :-)
Moi je vous dis que c'est excellent ! ;-)
Moi je vous dis que c'est excellent ! ;-)
Weddingschappen geopend
Zal ik eerst helemaal grijs haar krijgen of gewoon compleet kaal worden.
U kunt vanaf morgen bij Ladbrokes terecht !
En zou ik euthanasie overwegen ?
U kunt vanaf morgen bij Ladbrokes terecht !
En zou ik euthanasie overwegen ?
zaterdag 22 maart 2008
Paradise Now
een aangrijpende film.
Met 'Syriana' de tweede in relatief korte tijd bekeken film die een genuanceerd beeld schept van de zelfmoordterrorist/-vrijheidsstrijder.
Met 'Syriana' de tweede in relatief korte tijd bekeken film die een genuanceerd beeld schept van de zelfmoordterrorist/-vrijheidsstrijder.
Magistraal

Marvin Gaye, een monument van de moderne populaire muziek.
Nadat hij in de jaren '60 al een hele resem hits bijeen had gezongen (al dan niet in duet), kwam in 1971 zijn album "What's going on" uit. Met deze plaat oversteeg hij grandioos het kader van de popmuziek, dit door de erin verwerkte universele boodschappen en door de ronduit magnifieke instrumentatie/productie (waarvoor hij zelf instond). Wat mij betreft vormt deze plaat het hoogtepunt uit zijn helaas te bijzonder dramatische carrière.
Marvin Gaye stierf in in 1983 een gewelddadige dood en met hem verdween een van de allergrootsten uit de pop/rock. Misschien vormt de wijze waarop nog de beste illustratie voor zijn een tragisch en getormenteerd leven. Iemand wiens dood ik nog steeds betreur en ik blijf het ongelooflijk vinden dat iemand van zijn kaliber in Oostende strandt. Een prachtige lach had de man ook (zie bijvoorbeeld het eerste fragment).
Elke beluistering van "What's going on" blijft voor mij een belevenis en een waar genoegen. De wantoestanden die hij erin aan de kaak stelt, zijn tot op de dag van vandaag actueel gebleven.
(even terloops, dit is mijn 201ste blogbericht)
vrijdag 21 maart 2008
Une vraie perle
Vers le commencement de ce mois environ, le jeune vicomte Guy de Neucoulant vit sa pauvre âme envahie par le vague.
Sa maîtresse l'avait planté là.
Pourquoi sa maîtresse l'avait planté là ?
Désirez-vous le savoir ? Vous vous en fichez ? Eh bien ! et moi, donc !
Je vais tout de même, bien que la chose ne comporte pas un intérêt excessif, vous la narrer.
Ce n'est pas que ce soit sale, mais ça tiendra de la place
Hortense - ai-je besoin de dire qu'elle s'appelle Hortense - est une délicieuse personne, belle comme le jour, mais niaise comme la lune.
L'aisance avec laquelle cette jeune femme digère les plus démesurées bourdes, tient réellement du prodige.
Ah ! ce n'est pas elle qui inventa la mélinite (regrettons-le pour M. Turpin, en passant). Seulement, quand elle s'aperçoit qu'on s'est fichu d'elle, Hortense en conçoit un vif ressentiment, et cette dinde se transforme en hyène, dès lors.
C'est cette susceptibilité qui amena la rupture annoncée plus haut.
Un jour qu'elle se trouvait avec Guy dans je ne sais quel bar américain (celui de la rue Volney, peut-être), un journal abandonné sur une table frappa ses regards. Ce journal s'appelait The Shipping Gazette. Elle demanda à Guy la signification de ce titre.
- Comment, fit Guy d'un air étonné, tu ne comprends pas ?
- Ma foi, non.
- C'est je journal des pickpockets. En anglais, pickpocket se dit shipping. C'est même de là que vient le mot français chiper.
- Allons donc !
- Puisque je le dis.
- Eh bien, ils en ont du toupet les pickpockets, d'avoir un journal à eux ! Et la police, qu'est-ce qu'elle dit de ça ?
- La police le sait, mais elle n'y peut rien.
Le soir, comme Hortense dînait dans une maison amie, elle n'eut rien de plus pressé que de raconter son histoire du moniteur des filous.
Les gens n'avaient pas assez de mains pour se tenir les côtes.
Hortense comprit, et le lendemain matin elle cinglait sur Menton, accompagnée d'un riche sucrier américain, M. Gabriell Bonnett, directeur de la Oxnard Beet Sugar Company, Grand Island, Nebraska (U.S.A.), lequel la poursuivait depuis longtemps de ses assiduités.
Le pauvre vicomte Guy de Neucoulant fut malheureux comme les pierres, mais avouez qu'il ne l'avait pas volé.
Pour comble d'ironie, Hortense lui laissait ce simple mot, pas trop bête pour elle :
"Mon cher ami,
Si vous voulez savoir pourquoi je vous ai lâché, lisez le prochain numéro de The Placking Gazette."
Mais assez s'occuper de cette Hortense qui n'est qu'une grue, en somme, et passons à d'autres exercices.
Guy était depuis longtemps sollicité par sa tante, la marquise de Pertuissec, d'aller chasser sur ce domaine qui devait lui revenir plus tard.
Sans plus tarder, il prit le train de 10h57 (je précise) et arriva le soir chez sa digne parente.
Réception cordiale : "Bonjour mon neveu, bonsoir ma tante, tu as l'air un peu fatigué, comme vous avez bonne mine, quoi de nouveau à Paris, etc."
La marquise qui, dans son temps, ne crachait pas sur l'amour, était devenue avec l'âge, d'une extrême sévérité.
Volontiers, elle oubliait les années disparues en lequelles ce pauvre gringalet de marquis ressemblait à ces petits boeufs sénégalais, gros comme deux liards de beurre et dont les cornes ont l'air de poignarder les cieux.
Le château de Pertuissec s'était transformé en une véritable caserne de vertu.
C'est à qui y serait le plus vertueux, depuis les garçons d'écurie jusqu'à l'austère maître d'hôtel.
La domesticité femelle surtout était remarquable sous ce rapport, et c'était bien fâcheux, pensa Guy, car, mâtin ! les belles filles !
Au déjeuner, Guy ne put s'empêcher d'en faire la remarque.
- Tous mes compliments, ma tante, vous avez une petite femme de chambre qui n'est vraiment pas dans une potiche.
- Pourquoi donc serait-elle dans une potiche ? demanda la marquise, non sans une nuance d'effarement.
Quand elle eut compris, la marquise s'étendit en louanges sur les beautés morales de la camériste, et ajouta :
- Une perle, mon ami, une vraie perle !
Dans le grand parc solitaire et glacé
Deux formes ont tout à l'heure passé
....................................................................
J'arrête la citation des beaux vers de Paul Verlaine, car la suite ne serait pas conforme à l'esprit de ce récit.
Ces formes, en effet, n'ont pas les yeux morts ; leurs lèvres ne sont pas molles, et si l'on entend à peine leurs paroles, c'est uniquement parqu'ils remplacent la conversation par une pantomime vive et animée.
De ces deux formes, l'une - vous l'avez deviné, à moins d'être rudement bête - s'appelle Guy de Neucoulant.
Quant à l'autre, elle est constituée par la jolie petite femme de chambre, une perle, une vraie perle !
C'est vers la serre que le couple se dirige.
La pâle Phoebé, indignée de ce spectacle, se bouche les yeux avec de gros nuages gris.
Faisons comme elle.
Guy n'avait pas tout à fait terminé de démontrer à sa partenaire qu'il ne la jugeait décidément pas dans une potiche, quand la porte de la serre s'ouvrit.
Un spectre figuré par la marquise de Pertuissec s'avançait :
Nul doute permis.
Le vicomte était rouge comme un coq (un coq rouge, naturellement).
La camériste jouissait à peu près de la même nuance - en plus clair, pourtant. En outre, elle était décoiffée jusqu'aux moelles.
D'une prunelle sévère, la marquise contemplait cette scène de carnage.
Tout penaud, Guy s'essuyait les genoux - geste assez coutumier en telles occurrences - et balbutiait de vagues mots d'excuse, bêtes :
- Mais enfin, ma tante, je ne suis pas venu ici pour enfiler des perles.
La marquise répondit froidement :
- On ne le dirait pas, mon garçon.
Sa maîtresse l'avait planté là.
Pourquoi sa maîtresse l'avait planté là ?
Désirez-vous le savoir ? Vous vous en fichez ? Eh bien ! et moi, donc !
Je vais tout de même, bien que la chose ne comporte pas un intérêt excessif, vous la narrer.
Ce n'est pas que ce soit sale, mais ça tiendra de la place
Hortense - ai-je besoin de dire qu'elle s'appelle Hortense - est une délicieuse personne, belle comme le jour, mais niaise comme la lune.
L'aisance avec laquelle cette jeune femme digère les plus démesurées bourdes, tient réellement du prodige.
Ah ! ce n'est pas elle qui inventa la mélinite (regrettons-le pour M. Turpin, en passant). Seulement, quand elle s'aperçoit qu'on s'est fichu d'elle, Hortense en conçoit un vif ressentiment, et cette dinde se transforme en hyène, dès lors.
C'est cette susceptibilité qui amena la rupture annoncée plus haut.
Un jour qu'elle se trouvait avec Guy dans je ne sais quel bar américain (celui de la rue Volney, peut-être), un journal abandonné sur une table frappa ses regards. Ce journal s'appelait The Shipping Gazette. Elle demanda à Guy la signification de ce titre.
- Comment, fit Guy d'un air étonné, tu ne comprends pas ?
- Ma foi, non.
- C'est je journal des pickpockets. En anglais, pickpocket se dit shipping. C'est même de là que vient le mot français chiper.
- Allons donc !
- Puisque je le dis.
- Eh bien, ils en ont du toupet les pickpockets, d'avoir un journal à eux ! Et la police, qu'est-ce qu'elle dit de ça ?
- La police le sait, mais elle n'y peut rien.
Le soir, comme Hortense dînait dans une maison amie, elle n'eut rien de plus pressé que de raconter son histoire du moniteur des filous.
Les gens n'avaient pas assez de mains pour se tenir les côtes.
Hortense comprit, et le lendemain matin elle cinglait sur Menton, accompagnée d'un riche sucrier américain, M. Gabriell Bonnett, directeur de la Oxnard Beet Sugar Company, Grand Island, Nebraska (U.S.A.), lequel la poursuivait depuis longtemps de ses assiduités.
Le pauvre vicomte Guy de Neucoulant fut malheureux comme les pierres, mais avouez qu'il ne l'avait pas volé.
Pour comble d'ironie, Hortense lui laissait ce simple mot, pas trop bête pour elle :
"Mon cher ami,
Si vous voulez savoir pourquoi je vous ai lâché, lisez le prochain numéro de The Placking Gazette."
Mais assez s'occuper de cette Hortense qui n'est qu'une grue, en somme, et passons à d'autres exercices.
Guy était depuis longtemps sollicité par sa tante, la marquise de Pertuissec, d'aller chasser sur ce domaine qui devait lui revenir plus tard.
Sans plus tarder, il prit le train de 10h57 (je précise) et arriva le soir chez sa digne parente.
Réception cordiale : "Bonjour mon neveu, bonsoir ma tante, tu as l'air un peu fatigué, comme vous avez bonne mine, quoi de nouveau à Paris, etc."
La marquise qui, dans son temps, ne crachait pas sur l'amour, était devenue avec l'âge, d'une extrême sévérité.
Volontiers, elle oubliait les années disparues en lequelles ce pauvre gringalet de marquis ressemblait à ces petits boeufs sénégalais, gros comme deux liards de beurre et dont les cornes ont l'air de poignarder les cieux.
Le château de Pertuissec s'était transformé en une véritable caserne de vertu.
C'est à qui y serait le plus vertueux, depuis les garçons d'écurie jusqu'à l'austère maître d'hôtel.
La domesticité femelle surtout était remarquable sous ce rapport, et c'était bien fâcheux, pensa Guy, car, mâtin ! les belles filles !
Au déjeuner, Guy ne put s'empêcher d'en faire la remarque.
- Tous mes compliments, ma tante, vous avez une petite femme de chambre qui n'est vraiment pas dans une potiche.
- Pourquoi donc serait-elle dans une potiche ? demanda la marquise, non sans une nuance d'effarement.
Quand elle eut compris, la marquise s'étendit en louanges sur les beautés morales de la camériste, et ajouta :
- Une perle, mon ami, une vraie perle !
Dans le grand parc solitaire et glacé
Deux formes ont tout à l'heure passé
....................................................................
J'arrête la citation des beaux vers de Paul Verlaine, car la suite ne serait pas conforme à l'esprit de ce récit.
Ces formes, en effet, n'ont pas les yeux morts ; leurs lèvres ne sont pas molles, et si l'on entend à peine leurs paroles, c'est uniquement parqu'ils remplacent la conversation par une pantomime vive et animée.
De ces deux formes, l'une - vous l'avez deviné, à moins d'être rudement bête - s'appelle Guy de Neucoulant.
Quant à l'autre, elle est constituée par la jolie petite femme de chambre, une perle, une vraie perle !
C'est vers la serre que le couple se dirige.
La pâle Phoebé, indignée de ce spectacle, se bouche les yeux avec de gros nuages gris.
Faisons comme elle.
Guy n'avait pas tout à fait terminé de démontrer à sa partenaire qu'il ne la jugeait décidément pas dans une potiche, quand la porte de la serre s'ouvrit.
Un spectre figuré par la marquise de Pertuissec s'avançait :
Nul doute permis.
Le vicomte était rouge comme un coq (un coq rouge, naturellement).
La camériste jouissait à peu près de la même nuance - en plus clair, pourtant. En outre, elle était décoiffée jusqu'aux moelles.
D'une prunelle sévère, la marquise contemplait cette scène de carnage.
Tout penaud, Guy s'essuyait les genoux - geste assez coutumier en telles occurrences - et balbutiait de vagues mots d'excuse, bêtes :
- Mais enfin, ma tante, je ne suis pas venu ici pour enfiler des perles.
La marquise répondit froidement :
- On ne le dirait pas, mon garçon.
donderdag 20 maart 2008
De Woefman
De Woefman is een van mijn talrijke medereizigers op de trein. Sommige zie ik weinig of ik merk ze niet speciaal op, andere kruisen met de regelmaat van de klok mijn pad. De Woefman zit er zowat tussenin met doorgaans een paar wekelijkse ‘ontmoetingen’. Ik kijk er eigenlijk niet naar uit, maar ik kan hem moeilijk van de trein bannen.
Een van de randfenomenen, al is het sinds lange tijd geëvolueerd naar mijn belangrijkste bezigheid t.o.v. mijn waarde lotgenoten die dagelijks vertrouwen op de NMBS, is om de meest karakteristieken een bijnaam te geven die enkel ik ken. Bijna steeds vallen diegenen me op die er op een voor mij negatieve manier uitspringen. 'Titwoman' was daar een uitzondering op, een op het eerste zicht vrij lieve jonge vrouw, met, u raadt het al, een nogal ontwikkelde boezem, wat haar meteen mijn sympathie opleverde. Ze heeft het gelukkig nooit geweten.
De Woefman is, net als ik eigenlijk, een doorsnee figuur, maar vertoont een aantal kenmerken die hem voor mij boven de grijze middelmaat tillen. Vrij jong nog, pakweg rond de 30 jaar, puistkop, brilletje, vettig haar, de onweerstaanbare drang om steeds als eerste de trein op en af te stappen en daarbij autoritair maar nogal lomp een vrije plaats op te eisen, een stevige tred die gepaard gaat met enthousiast armgezwaai, een duidelijk hoorbaar gesmek als je in zijn onmiddellijke nabijheid zit. De combinatie van al die factoren zorgde ervoor dat ik hem in de collimateur kreeg en helaas is hij er tot nu toe niet meer uit geweest.
Onlangs heeft hij zich om een nog andere reden onuitwisbaar in mijn verbeelding gegrift : de Woefman heeft/had een lief. Naast elkaar gezeten hebben de tortelduifjes ten minste eenmaal de trip Brussel-onze bled afgelegd. Zij was duidelijk de meest nuchtere van beide. De Woefman daarentegen keek haar de hele tijd aanbiddend aan en leek daarbij trouwens veel van een hond weg te hebben : hij lag half tegen haar, keek constant met grote ogen naar haar op en als er gekust werd, zag je duidelijk hoe hij per se zijn tong in haar mond wilde laten glibberen. Het ding flitste de hele tijd heen en weer in zijn eigen halfopen mond en trachtte onvermoeibaar in de hare te dringen. Niet echt mooi eigenlijk.
Ik wil niet weten hoe het er tussen beide in bed aan toegaat, maar zijn favoriete standje lijkt me duidelijk.
En hoe komt hij nu eigenlijk aan zijn bijnaam ? Hij was me om enkele van de bovengenoemde redenen al langer opgevallen, maar op een dag zag hem verdiept in het toonaangevend en ons door de hele wereld, of ten miste door alle voormalige Centraal-Aziatische Sovjetstaten, benijde kwaliteitsblad “Woef”. Ik moest niet verder zoeken, “De Woefman” was geboren !
Als ik tijd en zin heb, zal ik nog wel eens een of andere vreemde snuiter aan bod laten komen. De Sater bijvoorbeeld.
Een van de randfenomenen, al is het sinds lange tijd geëvolueerd naar mijn belangrijkste bezigheid t.o.v. mijn waarde lotgenoten die dagelijks vertrouwen op de NMBS, is om de meest karakteristieken een bijnaam te geven die enkel ik ken. Bijna steeds vallen diegenen me op die er op een voor mij negatieve manier uitspringen. 'Titwoman' was daar een uitzondering op, een op het eerste zicht vrij lieve jonge vrouw, met, u raadt het al, een nogal ontwikkelde boezem, wat haar meteen mijn sympathie opleverde. Ze heeft het gelukkig nooit geweten.
De Woefman is, net als ik eigenlijk, een doorsnee figuur, maar vertoont een aantal kenmerken die hem voor mij boven de grijze middelmaat tillen. Vrij jong nog, pakweg rond de 30 jaar, puistkop, brilletje, vettig haar, de onweerstaanbare drang om steeds als eerste de trein op en af te stappen en daarbij autoritair maar nogal lomp een vrije plaats op te eisen, een stevige tred die gepaard gaat met enthousiast armgezwaai, een duidelijk hoorbaar gesmek als je in zijn onmiddellijke nabijheid zit. De combinatie van al die factoren zorgde ervoor dat ik hem in de collimateur kreeg en helaas is hij er tot nu toe niet meer uit geweest.
Onlangs heeft hij zich om een nog andere reden onuitwisbaar in mijn verbeelding gegrift : de Woefman heeft/had een lief. Naast elkaar gezeten hebben de tortelduifjes ten minste eenmaal de trip Brussel-onze bled afgelegd. Zij was duidelijk de meest nuchtere van beide. De Woefman daarentegen keek haar de hele tijd aanbiddend aan en leek daarbij trouwens veel van een hond weg te hebben : hij lag half tegen haar, keek constant met grote ogen naar haar op en als er gekust werd, zag je duidelijk hoe hij per se zijn tong in haar mond wilde laten glibberen. Het ding flitste de hele tijd heen en weer in zijn eigen halfopen mond en trachtte onvermoeibaar in de hare te dringen. Niet echt mooi eigenlijk.
Ik wil niet weten hoe het er tussen beide in bed aan toegaat, maar zijn favoriete standje lijkt me duidelijk.
En hoe komt hij nu eigenlijk aan zijn bijnaam ? Hij was me om enkele van de bovengenoemde redenen al langer opgevallen, maar op een dag zag hem verdiept in het toonaangevend en ons door de hele wereld, of ten miste door alle voormalige Centraal-Aziatische Sovjetstaten, benijde kwaliteitsblad “Woef”. Ik moest niet verder zoeken, “De Woefman” was geboren !
Als ik tijd en zin heb, zal ik nog wel eens een of andere vreemde snuiter aan bod laten komen. De Sater bijvoorbeeld.
maandag 17 maart 2008
Nieuw imago nodig
Vanmorgen moest ik naar Selor om een taalexamen bij te wonen als observator.
Ik kom daar mooi op tijd aan en naar minder goede gewoonte vraagt men mij om even te wachten tot men mij kwam halen. 'Even' kan daar soms vrij lang duren. Zo ook vandaag. Geen probleem echter, ik heb de krant van vrijdag bij en begin erin te lezen.
Na een kwartier, niets, helemaal niet ongewoon, na een half uur, nog steeds niets, terwijl er zoals steeds constant volk binnen en buiten loopt. Na een uur heb ik de krant uit en begon ik me toch af te vragen of het nog lang zou duren. Ik was namelijk ook van plan om in Brussel centrum in een Vietnamees restaurant te gaan eten en wou daar graag niet te laat toekomen. Nadat ik al m'n moed bijeen had geraapt, stapte ik maar op de balie af om te vragen of het wel normaal was dat het zo lang duurde.
- "Neen meneer, da's niet normaal. Sterker nog, het examen is al gedaan. Men is u vergeten te roepen."
- ?!?!
- "Het spijt ons meneer, niets aan te doen. Ach, van alle andere administraties is er ook maar 1 persoon opgedaagd, dus u hoeft zich dat niet aan te trekken." En daarmee was de kous af.
Nu weet ik dat ik veeleer een discreet persoon ben, onopvallend zelfs qua verschijning, haast onzichtbaar durf ik stellen, maar dat het zo erg was...
Misschien moet ik toch maar overwegen om te trachten wat meer uitstraling te hebben. Iemand suggesties ?
Ik kom daar mooi op tijd aan en naar minder goede gewoonte vraagt men mij om even te wachten tot men mij kwam halen. 'Even' kan daar soms vrij lang duren. Zo ook vandaag. Geen probleem echter, ik heb de krant van vrijdag bij en begin erin te lezen.
Na een kwartier, niets, helemaal niet ongewoon, na een half uur, nog steeds niets, terwijl er zoals steeds constant volk binnen en buiten loopt. Na een uur heb ik de krant uit en begon ik me toch af te vragen of het nog lang zou duren. Ik was namelijk ook van plan om in Brussel centrum in een Vietnamees restaurant te gaan eten en wou daar graag niet te laat toekomen. Nadat ik al m'n moed bijeen had geraapt, stapte ik maar op de balie af om te vragen of het wel normaal was dat het zo lang duurde.
- "Neen meneer, da's niet normaal. Sterker nog, het examen is al gedaan. Men is u vergeten te roepen."
- ?!?!
- "Het spijt ons meneer, niets aan te doen. Ach, van alle andere administraties is er ook maar 1 persoon opgedaagd, dus u hoeft zich dat niet aan te trekken." En daarmee was de kous af.
Nu weet ik dat ik veeleer een discreet persoon ben, onopvallend zelfs qua verschijning, haast onzichtbaar durf ik stellen, maar dat het zo erg was...
Misschien moet ik toch maar overwegen om te trachten wat meer uitstraling te hebben. Iemand suggesties ?
zaterdag 15 maart 2008
Deels geslaagde test
Vandaag heb ik m'n Tripy nog eens buitengehaald.
"Tripy, wat is dat ?" hoor ik u al denken.
Wel, zoals u via de bovenstaande link kunt zien, is het een soort elektronisch roadbook.
"Roadbood, wat is dat ?" zie ik u al denken.
Een roadbook is een soort van bewegwijzerde route op papier. Het duidt aan binnen hoeveel meter u naar links of rechts moet afbuigen en dergelijke meer. Tot voor kort werd dat hoofdzakelijk op papier gebruikt, maar met de opkomst van GPS-systemen allerhande schakelen steeds meer mensen over op zo'n kastje.
De Tripy is wel geen volwaardig GPS-systeem, maar biedt toch wel een aantal voordelen. Zo telt hij onder meer het aantal meter af tot het volgende punt waar je moet afslaan of waar er een rotonde is. Voorheen moest je via de kilometerteller van je motorfiets zien hoever het was en als je al eens verkeerd reed, klopte er niets meer van omdat de totale afstand niet meer overeenkwam met wat op het roadbook vermeld stond. Er zijn nog wat andere snufjes aan het toestel verbonden, maar je kunt er dus ettelijke routes in opslaan en het apparaat stelt je in staat geconcentreerder met het rijden zelf bezig te zijn. Ook hoef je je blik niet meer zo vaak en lang van de weg te halen zoals in het geval van een papieren roadbook dat op je tanktas zit. Iets waar ik sinds juni vorig jaar nog huiverachtiger tegenover sta...
Vanmiddag had ik dan met een bijgeleverd computerprogramma een testroute uitgestippeld van bij ons tot net onder het Nederlandse Oss en weer terug. Ruim 180 kilometer in totaal. Het was de eerste keer en ik had er goede hoop in dat het wel zou lukken. Bovendien had ik dat traject ooit min of meer afgelegd en ik keek uit naar de leuke, pittoreske binnenwegen die op me lagen te wachten.
Wel, de Tripy heeft me toch een paar keer verkeerd laten rijden : ofwel door een helemaal verkeerde aanduiding, ofwel doordat in een bebouwde kom de herberekening tot het volgende punt te traag ging. Als je na 50 meter alweer een andere straat in moet, maar het ettelijke seconden duurt eer de computer doorheeft waar je je op dat moment bevindt en waar je naartoe moet, ben je er al makkelijk voorbij gereden... Kortom, soms was het systeem echt de kluts kwijt. Gelukkig zit er een compasje in verwerkt dat aanduidt in welke richting je moet rijden om opnieuw op de route te komen en hoever je er ongeveer vanaf zit. Zodoende heb ik toch wel wat tijd verloren en kon ik de rit niet helemaal afmaken, aangezien ik had gezegd tegen 18.00 uur weer thuis te komen. Toen ik iets voor dat uur nog rond Eindhoven aan het rondtuffen was, heb ik de rit maar wijselijk afgebroken en nam ik de autosnelweg richting huis.
Maar onderweg heb ik wel een aantal mooie en ook vreemde dingen gezien. Zoals die kudde koeien die in de buurt van Netersel zonder zichtbare begeleider geoefend en doodgemoedereerd een straat overstak, een koe per keer, er telkens wat auto's of motorfietsen tussen latend. Zelfs het vee gedraagt zich in Nederland gedisciplineerder dan de doorsnee Belg.
Tevens telde ik twee Ferrari's, waarvan er een me bijna van de sokken reed omdat hij niet kon wachten en me niet gezien had achter de bestelwagen, en een Aston Martin. En ook het gebouw waarvan u hierboven een foto ziet. Het heeft toch wat allure, vrij modern en gewaagd qua constructie, vindt u niet ? Iets wat je bij ons alvast niet verwacht in het eerste het beste 'boerengat', wat hier dus wèl zo is i.p.v. in een (middel)grote stad. Het deed me ook denken aan een aantal werken op de fototentoonstelling van Filip Dujardin die nu in Bozar loopt. Hieronder nog een plaatje van de kerk van Erpe, een dorp wat verderop.
Voorts verdient de kenmerkende geur van varkenskwekerijen her en der ook nog een vermelding. Of die van droog, brandend stro of zoiets, wat me aan m'n prille jeugd deed terugdenken.
Ondanks de niet vlekkeloos verlopen rit, kwam ik dus toch tevreden weer thuis. Maar onderweg heb ik me toch een aantal bedenkingen gemaakt i.v.m. motorrijden en mijn beleving ervan. Sinds vorig jaar rij ik namelijk veel minder met de motor dan voorheen. Dat heeft allerlei oorzaken, maar puur rationeel bekeken is het eigenlijk gewoon gek dat ik dan twee motorfietsen heb, waarvan er eentje al ettelijke maanden buiten dienst is. Loont het nog de moeite ze beide te houden ? Moeilijke vraag, want ik ben aan alletwee gehecht en elk heeft een aantal kenmerken die ik wel waardeer en in de andere niet terugvind. Zo is de Kwak dan wel dik, zwaar en redelijk lomp, hij beschermt me wel stukken beter tegen weer en wind dan de Duc. Ook is de ophanging ondanks het ruim 10 jaar oude ontwerp nog steeds fantastisch en niettemin comfortabeler dan die van de Ducati. Van de Kwak heb ik na 4 jaar ook nog helemaal de limieten niet verkend, om van de Ducati nog maar te zwijgen. Wel is de Ducati een heel stuk zuiniger. Voor het eerst heb ik de tank volgegooid (18 liter) en moest ik haast 25 euro betalen. Motorrijden is een dure hobby, dat heb ik altijd geweten, maar 25 euro om pakweg 250 à 280 km te kunnen rijden, zet je wel aan het denken...
Een andere bemerking is dat dergelijke motorfietsen (beide zijn zogenaamde supersports) niet meer geschikt zijn voor het rijden op onze hedendaagse wegen. En dan bedoel ik niet eens de vaak erbarmelijke staat van het wegdek in België, maar wel de snelheidsbeperkingen alom. Door de zithouding is het een ware kwelling om met dergelijke motoren langdurig 50, 60 of 70 km/u te rijden : voorovergebogen, steunend op de polsen voel je na een paar kilometer al tintelingen in de handen of krijg je een stijve nek. Het is pas vanaf 90 kilometer per uur dat je wat comfortabeler kunt gaan zitten, mede door de rijwind die je ondersteunt. Maar waar kun je dat hier nog op de openbare weg indien je je keurig aan de voorgeschreven snelheden wil houden ? Bij onze Franstalige broeders !
maandag 10 maart 2008
Omdat ik er geen genoeg van kan krijgen
Nog een vandaag gelezen tekst van Allais met zijn smakelijke Frans. Het is de laatste, beloofd.
Gioventu
Dire qu’on a eu vingt ans, qu’on ne les a plus, qu’on ne les r’aura plus jamais
Never more ! comme disait Edgar Poe, l’ancêtre américain de notre vieil ami Lucien Poë1 (de Lapin), l’archéologue bien connu de la Butte.
Et, à propos de l’archéologue bien connu de la Butte, laissez-moi vous conter une anecdote qui vous donnera une idée de l’esprit de repartie de Lucien.
Gandillot, souhaitant vivement offrir un cadeau à une jeune femme qui l’avait comblé de ses dernières faveurs, rencontre Poë (de Lapin).
– N’aurais-tu pas, dit le jeune et déjà célèbre dramaturge, quelque terre cuite ?
– Mon pauvre Léon, pour le moment, je n’ai qu’une simple cuite.
Mais laissons là dramaturges et paléographes, et revenons à nos moutons.
Vingt ans, ai-je dit ; oh ! oui, vingt ans !
Je ne sais pas où vous demeuriez quand vous aviez vingt ans. Pour moi, j’habitais un délicieux petit rez-de-chaussée sis au cinquième étage d’une maison du boulevard Montparnasse, dont j’ai oublié le numéro (presque au coin de la rue Vavin).
Tout près de ma demeure, les ménagères du quartier pouvaient se procurer leurs articles de nouveautés aux Galeries Montparnasse.
Je me suis toujours demandé pourquoi le fondateur de cette maison avait mis galeries au pluriel. Je ne sais même pas pourquoi il aurait mis galerie au singulier.
Je n’en ai jamais su la cause, mais ce mot galerie a toujours eu le privilège de m’épater beaucoup. Une galerie !
Les Galeries Montparnasse n’avaient de prodigieux que leur nom et leur patronne.
Cette dernière, à l’heure qu’il est, en admettant qu’elle vive encore, ne doit plus être de la première fraîcheur, car, à l’époque dont je parle (ô mes vingt ans !), elle était déjà blette ; pas énormément, mais un peu.
Qu’importait ? Ses grands yeux noirs, ses accroche-
coeur à l’espagnole, ses petites moustaches brunes avaient tout chaviré mon pauvre coeur, et je l’aimais, oh ! je l’aimais !
À vingt ans, j’étais un des garçons les plus bêtes de mon âge pour ce qui est des pourchas d’amour (à part ça, d’une intelligence remarquable).
Jamais je n’osai déclarer ma flamme à Mme Galerie (c’est ainsi que je l’appelais, dans l’ignorance de toute autre dénomination).
Chaque matin, je la rencontrais qui faisait son marché. Je la saluais, d’un air que je m’efforçais de rendre indifférent.
Elle me souriait très engageamment. Et je m’enfuyais. Idiot, va !
Régulièrement, chaque jour, dans l’après-midi, j’entrais au magasin et je faisais l’emplette d’un petit mouchoir à quatre sous (un solde de fin de saison qui ne s’épuisait jamais).
Elle recevait mes vingt centimes avec un sourire qui me semblait un entrebâillement d’Éden, et je m’en allais rouge comme le dernier des coqs. Cré couillon, va !
À part Mme Galerie, le personnel du magasin se composait de M. Galerie, un homme entre deux âges, à l’apparence abrutie, dont la seule occupation était de
culotter, sur le pas de sa porte, des pipes en écume de mer de toute beauté.
Avec cela, trois ou quatre petites calicotes, plutôt laides, et un calicot vague.
Un jour – oh ! l’angoisseuse remembrance ! –, ce calicot vague fut remplacé par un calicot joli comme une gravure de la Gazette des coiffeurs, frisé, pommadé, bichonné – immonde, quoi ! Je vouai tout de suite à cet ignoble sous-commerçant une haine farouche. Mon instinct ne m’avait pas trompé.
À partir du jour de l’entrée de cet individu dans le magasin, Mme Galerie ne me sourit plus en faisant son marché. Elle reçut d’une main indifférente les quatre sous de mes mouchoirs. (Oh ! ces mouchoirs ! Je crois que j’en ai encore.)
Et moi, je regardais le bellâtre avec des regards de défi qui semblaient bien l’étonner.
Ordinairement, je m’adressais, pour l’emplette de mes mouchoirs, à l’une des calicotes. Un jour, je m’adressai au bellâtre, dans l’idée de m’offrir sa tête.
– Bonjour, monsieur, fis-je. Je désirerais avoir un mouchoir de poche.
– Parfaitement, monsieur ; un seul ?
– Parbleu ! Je n’ai qu’un nez, je n’ai besoin que
d’un mouchoir.
– En batiste ?
– Non, pas en batiste... C’est trop tranquille, la batiste !
L’imbécile ne comprit pas toute la subtilité de la plaisanterie. Finalement, je lui indiquai les fameux mouchoirs à quatre sous.
– Quelle initiale, monsieur ?
– Je m’appelle Henri.
– Parfaitement.
Et il m’apporta un mouchoir avec un H dans le coin.
– Pardon, monsieur, repris-je, vous vous êtes trompé : ça s’écrit par un A.
– Mais non, monsieur, c’est un H.
– Je vous dis que c’est un A... Je sais bien, moi, puisque c’est mon nom.
– Mais je vous assure, monsieur...
– Fichez-moi la paix et allez à l’école !
Je m’étais mis à crier très haut. Impatienté, le calicot commençait à gueuler quelque peu, lui aussi.
Le patron, attiré par le bruit, s’arracha pour un instant à son culottage et survint.
– Qu’y a-t-il donc ?
– Il y a, m’écriai-je indigné, que votre imbécile de commis veut à toute force qu’Alphonse s’écrive par un H... Je sais bien, parbleu ! qu’il y a un H dans Alphonse, mais pas au commencement du mot. Or, dites-moi si l’initiale (du latin initium) n’est pas la première lettre du mot ?
Terrifié par mon impudent toupet, le bellâtre balbutiait de vagues explications.
– Mais, monsieur m’avait dit qu’il s’appelait Henri.
– Henri ! Est-ce que je m’appelle Henri, moi ? Est-ce que j’ai une tête à m’appeler Henri ? Pourquoi voulez-vous que je vous dise que je m’appelle Henri, quand je m’appelle Alphonse ?
Mes raisons parurent si concluantes à M. Galerie que lui, ordinairement si tranquille, s’indigna :
– Écrire Alphonse par un H ! On n’est pas si bête que ça ! Tenez, vous me dégoûtez ! Vous vous en irez à la fin du mois.
Ô triomphe ! Ma petite plaisanterie avait réussi. Mon dangereux rival était balancé. À moi Mme Galerie !
(Il n’y a pas à dire, il était beaucoup mieux que moi, ce bougre-là ! D’ailleurs, je n’ai jamais posé pour le joli garçon: les femmes m'ont toutes aimé pour mon intelligence.)
La fin du mois arriva, et avec elle le départ du beau calicot. Mais, c’est drôle, je ne voyais plus mon idole à la caisse.
La crémière d’à côté me donna le mot de l’énigme :
– Vous ne savez pas ce qui est arrivé aux Galeries ?
– Non.
– Eh bien, le patron a fichu son employé à la porte, et... la patronne a filé avec.
Cette aventure me guérit à tout jamais des dames blettes. À partir de ce moment, je ne confiai mon coeur qu’à de timides jouvencelles.
Gioventu
Dire qu’on a eu vingt ans, qu’on ne les a plus, qu’on ne les r’aura plus jamais
Never more ! comme disait Edgar Poe, l’ancêtre américain de notre vieil ami Lucien Poë1 (de Lapin), l’archéologue bien connu de la Butte.
Et, à propos de l’archéologue bien connu de la Butte, laissez-moi vous conter une anecdote qui vous donnera une idée de l’esprit de repartie de Lucien.
Gandillot, souhaitant vivement offrir un cadeau à une jeune femme qui l’avait comblé de ses dernières faveurs, rencontre Poë (de Lapin).
– N’aurais-tu pas, dit le jeune et déjà célèbre dramaturge, quelque terre cuite ?
– Mon pauvre Léon, pour le moment, je n’ai qu’une simple cuite.
Mais laissons là dramaturges et paléographes, et revenons à nos moutons.
Vingt ans, ai-je dit ; oh ! oui, vingt ans !
Je ne sais pas où vous demeuriez quand vous aviez vingt ans. Pour moi, j’habitais un délicieux petit rez-de-chaussée sis au cinquième étage d’une maison du boulevard Montparnasse, dont j’ai oublié le numéro (presque au coin de la rue Vavin).
Tout près de ma demeure, les ménagères du quartier pouvaient se procurer leurs articles de nouveautés aux Galeries Montparnasse.
Je me suis toujours demandé pourquoi le fondateur de cette maison avait mis galeries au pluriel. Je ne sais même pas pourquoi il aurait mis galerie au singulier.
Je n’en ai jamais su la cause, mais ce mot galerie a toujours eu le privilège de m’épater beaucoup. Une galerie !
Les Galeries Montparnasse n’avaient de prodigieux que leur nom et leur patronne.
Cette dernière, à l’heure qu’il est, en admettant qu’elle vive encore, ne doit plus être de la première fraîcheur, car, à l’époque dont je parle (ô mes vingt ans !), elle était déjà blette ; pas énormément, mais un peu.
Qu’importait ? Ses grands yeux noirs, ses accroche-
coeur à l’espagnole, ses petites moustaches brunes avaient tout chaviré mon pauvre coeur, et je l’aimais, oh ! je l’aimais !
À vingt ans, j’étais un des garçons les plus bêtes de mon âge pour ce qui est des pourchas d’amour (à part ça, d’une intelligence remarquable).
Jamais je n’osai déclarer ma flamme à Mme Galerie (c’est ainsi que je l’appelais, dans l’ignorance de toute autre dénomination).
Chaque matin, je la rencontrais qui faisait son marché. Je la saluais, d’un air que je m’efforçais de rendre indifférent.
Elle me souriait très engageamment. Et je m’enfuyais. Idiot, va !
Régulièrement, chaque jour, dans l’après-midi, j’entrais au magasin et je faisais l’emplette d’un petit mouchoir à quatre sous (un solde de fin de saison qui ne s’épuisait jamais).
Elle recevait mes vingt centimes avec un sourire qui me semblait un entrebâillement d’Éden, et je m’en allais rouge comme le dernier des coqs. Cré couillon, va !
À part Mme Galerie, le personnel du magasin se composait de M. Galerie, un homme entre deux âges, à l’apparence abrutie, dont la seule occupation était de
culotter, sur le pas de sa porte, des pipes en écume de mer de toute beauté.
Avec cela, trois ou quatre petites calicotes, plutôt laides, et un calicot vague.
Un jour – oh ! l’angoisseuse remembrance ! –, ce calicot vague fut remplacé par un calicot joli comme une gravure de la Gazette des coiffeurs, frisé, pommadé, bichonné – immonde, quoi ! Je vouai tout de suite à cet ignoble sous-commerçant une haine farouche. Mon instinct ne m’avait pas trompé.
À partir du jour de l’entrée de cet individu dans le magasin, Mme Galerie ne me sourit plus en faisant son marché. Elle reçut d’une main indifférente les quatre sous de mes mouchoirs. (Oh ! ces mouchoirs ! Je crois que j’en ai encore.)
Et moi, je regardais le bellâtre avec des regards de défi qui semblaient bien l’étonner.
Ordinairement, je m’adressais, pour l’emplette de mes mouchoirs, à l’une des calicotes. Un jour, je m’adressai au bellâtre, dans l’idée de m’offrir sa tête.
– Bonjour, monsieur, fis-je. Je désirerais avoir un mouchoir de poche.
– Parfaitement, monsieur ; un seul ?
– Parbleu ! Je n’ai qu’un nez, je n’ai besoin que
d’un mouchoir.
– En batiste ?
– Non, pas en batiste... C’est trop tranquille, la batiste !
L’imbécile ne comprit pas toute la subtilité de la plaisanterie. Finalement, je lui indiquai les fameux mouchoirs à quatre sous.
– Quelle initiale, monsieur ?
– Je m’appelle Henri.
– Parfaitement.
Et il m’apporta un mouchoir avec un H dans le coin.
– Pardon, monsieur, repris-je, vous vous êtes trompé : ça s’écrit par un A.
– Mais non, monsieur, c’est un H.
– Je vous dis que c’est un A... Je sais bien, moi, puisque c’est mon nom.
– Mais je vous assure, monsieur...
– Fichez-moi la paix et allez à l’école !
Je m’étais mis à crier très haut. Impatienté, le calicot commençait à gueuler quelque peu, lui aussi.
Le patron, attiré par le bruit, s’arracha pour un instant à son culottage et survint.
– Qu’y a-t-il donc ?
– Il y a, m’écriai-je indigné, que votre imbécile de commis veut à toute force qu’Alphonse s’écrive par un H... Je sais bien, parbleu ! qu’il y a un H dans Alphonse, mais pas au commencement du mot. Or, dites-moi si l’initiale (du latin initium) n’est pas la première lettre du mot ?
Terrifié par mon impudent toupet, le bellâtre balbutiait de vagues explications.
– Mais, monsieur m’avait dit qu’il s’appelait Henri.
– Henri ! Est-ce que je m’appelle Henri, moi ? Est-ce que j’ai une tête à m’appeler Henri ? Pourquoi voulez-vous que je vous dise que je m’appelle Henri, quand je m’appelle Alphonse ?
Mes raisons parurent si concluantes à M. Galerie que lui, ordinairement si tranquille, s’indigna :
– Écrire Alphonse par un H ! On n’est pas si bête que ça ! Tenez, vous me dégoûtez ! Vous vous en irez à la fin du mois.
Ô triomphe ! Ma petite plaisanterie avait réussi. Mon dangereux rival était balancé. À moi Mme Galerie !
(Il n’y a pas à dire, il était beaucoup mieux que moi, ce bougre-là ! D’ailleurs, je n’ai jamais posé pour le joli garçon: les femmes m'ont toutes aimé pour mon intelligence.)
La fin du mois arriva, et avec elle le départ du beau calicot. Mais, c’est drôle, je ne voyais plus mon idole à la caisse.
La crémière d’à côté me donna le mot de l’énigme :
– Vous ne savez pas ce qui est arrivé aux Galeries ?
– Non.
– Eh bien, le patron a fichu son employé à la porte, et... la patronne a filé avec.
Cette aventure me guérit à tout jamais des dames blettes. À partir de ce moment, je ne confiai mon coeur qu’à de timides jouvencelles.
Didier Reynders
wil weten wie de informatie over de Nationale Bank en haar gebruik van de notionele intrest heeft gelekt.
Haha, over lekken kan de heer Reynders sinds vorige zomer anders ook wel een woordje meespreken. Bovendien, als de Nationale Bank, dixit Reynders, gewoon een volstrekt wettig instrument heeft benut, waarom moet dan zonodig het lek worden opgespoord ?
Haha, over lekken kan de heer Reynders sinds vorige zomer anders ook wel een woordje meespreken. Bovendien, als de Nationale Bank, dixit Reynders, gewoon een volstrekt wettig instrument heeft benut, waarom moet dan zonodig het lek worden opgespoord ?
Royal-Cambouis door Alphonse Allais
Laat ik Allais zelf maar eens aan het woord laten i.p.v. hem onrecht aan te doen dooe zelf de loftrompet af te steken. Bovendien moet ik ook wel eens denken aan de Franstalige lezers van deze blog.
Il est de bon goût dans l'armée française de blaguer le train des équipages. Très au-dessus de ces brocards, les bons tringlots laissent dire, sachant bien, qu'en somme, c'est seulement au Royal-Cambouis où tout le monde a chevaux et voitures.
Chevaux et voitures ! Cet horizon décida le jeune Gaston de Puyrâleux à contracter dans cette arme, qu'il jugeait d'élite, un engagement de cinq ans.
Avant d'arriver à cette solution, Gaston avait cru bon de dévorer deux ou trois patrimoines dans le laps de temps qu'emploie le Sahara pour absorber, sur le coup de midi et demi, le contenu d'un arrosoir petit modèle.
Le jeu, les tuyaux, les demoiselles, les petites fêtes et la grande fête avaient ratissé jusqu'aux moelles le jeune Puyrâleux. Mais c'est gaîment tout de même et sans regrets qu'il «rejoignit» le 112e régiment du train des équipages à Vernon.
Un philosophe optimiste, ce Gaston, avec cette devise : «La vie est comme on la fait».
Et il se chargeait de la faire drôle sa vie, drôle sans relâche, drôle quand même.
Adorant les voitures, raffolant des chevaux, Puyrâleux n'eut aucun mérite à devenir la crème des tringlots.
Son habileté proverbiale tint vite de la légende : il eût fait passer le plus copieux convoi par le trou d'une aiguille sans en effleurer les parois.
Vernon s'entoure de charmants paysages, mais personnellement c'est un assez fâcheux port de mer. Pour ne citer qu'un détail, ça manque de femmes, ô combien ! De femmes dignes de ce nom, vous me comprenez ?
Entre la basse débauche et l'adultère, Gaston de Puyrâleux n'hésita pas une seconde : il choisit les deux.
Il aima successivement des marchandes d'amour tarifé, des charcutières sentimentales, le tout sans préjudice pour deux ou trois épouses de fonctionnaires et une femme colosse de la foire.
Ajoutons que cette dernière passion demeura platonique et fut désastreuse pour la carrière du jeune et brillant tringlot.
La Belle Ardennaise était-elle vraiment la plus jolie femme du siècle, comme le déclarait l'enseigne de sa baraque ? Je ne saurais l'affirmer, mais elle en était sûrement l'une des plus volumineuses...
Son petit mollet aurait pu servir de cuisse à plus d'une jolie femme ; quant à sa cuisse, seule une chaîne d'arpenteur aurait pu en évaluer les suggestifs contours.
Sa toilette se composait d'une robe en peluche chaudron qui s'harmonisait divinement avec une toque de velours écarlate. Exquis, vous dis-je !
Et voilà-t-il pas que cet idiot de Gaston se mit à devenir amoureux, amoureux comme une brute de la Belle Ardennaise !
Mais la Belle Ardennaise ne pesait pas tant de kilos pour être une femme légère et Puyrâleux en fut pour ses frais de tendresse et ses effets de dolman numéro 1.
Ce serait mal connaître Puyrâleux que de le croire capable d'accepter une aussi humiliante défaite.
Il s'assura que la Belle Ardennaise couchait seule dans sa roulotte, le barnum et sa femme dormant dans une autre voiture.
Le dessein de Gaston était d'une simplicité biblique.
Par une nuit sombre, aidé de Plumard, son dévoué brosseur, il arriva sur le champ de foire, lequel n'était troublé que par les vagues rugissements de fauves mélancholieux.
En moins de temps qu'il ne faut pour l'écrire, il attela à la roulotte de la grosse dame deux chevaux appartenant au gouvernement français, déchaîna les roues, fit sauter les cales...
Et les voilà partis à grande allure vers la campagne endormie.
Rien d'abord ne révéla, dans la voiture, la présence d'âme qui vive.
Mais bientôt, les dernières maisons franchies, une fenêtre s'ouvrit pour donner passage à une grosse voix rauque, coutumière des ordres brefs, qui poussa un formidable : Halte !
Les bons chevaux s'arrêtèrent docilement, et Puyrâleux se déguisa immédiatement en tringlot qui n'en mène pas large.
La grosse voix rauque sortait d'un gosier bien connu à Vernon, le gosier du commandant baron Leboult de Montmachin.
Prenant vite son parti, Puyrâleux s'approcha de la fenêtre, son képi à la main.
A la pâle clarté des étoiles, le commandant reconnut le brigadier :
- Ah ! c'est vous, Puyrâleux ?
- Mon Dieu, oui, mon commandant !
- Qu'est-ce que vous foutez ici ?
- Mon Dieu, mon commandant, je vais vous dire : me sentant un peu mal à la tête, j'ai pensé qu'un petit tour à la campagne !...
Pendant cette conversation un peu pénible des deux côtés, le commandant réparait sa toilette actuellement sans prestige.
La Belle Ardennaise proférait contre Gaston des propos pleins de trivialité discourtoise.
- Vous allez me faire l'amitié, Puyrâleux, conclut le commandant Leboult de Montmachin, de reconduire cette voiture où vous l'avez prise... Nous recauserons de cette affaire-là demain matin.
Inutile d'ajouter que ces messieurs ne reparlèrent jamais de cette affaire-là, mais Puyrâleux n'éprouva aucune surprise, au départ de la classe, de ne pas se voir promu maréchal des logis.
Et il le regretta bien vivement, car s'étant toujours piqué d'être dans le train, il espérait y fournir une carrière honorable.
Il est de bon goût dans l'armée française de blaguer le train des équipages. Très au-dessus de ces brocards, les bons tringlots laissent dire, sachant bien, qu'en somme, c'est seulement au Royal-Cambouis où tout le monde a chevaux et voitures.
Chevaux et voitures ! Cet horizon décida le jeune Gaston de Puyrâleux à contracter dans cette arme, qu'il jugeait d'élite, un engagement de cinq ans.
Avant d'arriver à cette solution, Gaston avait cru bon de dévorer deux ou trois patrimoines dans le laps de temps qu'emploie le Sahara pour absorber, sur le coup de midi et demi, le contenu d'un arrosoir petit modèle.
Le jeu, les tuyaux, les demoiselles, les petites fêtes et la grande fête avaient ratissé jusqu'aux moelles le jeune Puyrâleux. Mais c'est gaîment tout de même et sans regrets qu'il «rejoignit» le 112e régiment du train des équipages à Vernon.
Un philosophe optimiste, ce Gaston, avec cette devise : «La vie est comme on la fait».
Et il se chargeait de la faire drôle sa vie, drôle sans relâche, drôle quand même.
Adorant les voitures, raffolant des chevaux, Puyrâleux n'eut aucun mérite à devenir la crème des tringlots.
Son habileté proverbiale tint vite de la légende : il eût fait passer le plus copieux convoi par le trou d'une aiguille sans en effleurer les parois.
Vernon s'entoure de charmants paysages, mais personnellement c'est un assez fâcheux port de mer. Pour ne citer qu'un détail, ça manque de femmes, ô combien ! De femmes dignes de ce nom, vous me comprenez ?
Entre la basse débauche et l'adultère, Gaston de Puyrâleux n'hésita pas une seconde : il choisit les deux.
Il aima successivement des marchandes d'amour tarifé, des charcutières sentimentales, le tout sans préjudice pour deux ou trois épouses de fonctionnaires et une femme colosse de la foire.
Ajoutons que cette dernière passion demeura platonique et fut désastreuse pour la carrière du jeune et brillant tringlot.
La Belle Ardennaise était-elle vraiment la plus jolie femme du siècle, comme le déclarait l'enseigne de sa baraque ? Je ne saurais l'affirmer, mais elle en était sûrement l'une des plus volumineuses...
Son petit mollet aurait pu servir de cuisse à plus d'une jolie femme ; quant à sa cuisse, seule une chaîne d'arpenteur aurait pu en évaluer les suggestifs contours.
Sa toilette se composait d'une robe en peluche chaudron qui s'harmonisait divinement avec une toque de velours écarlate. Exquis, vous dis-je !
Et voilà-t-il pas que cet idiot de Gaston se mit à devenir amoureux, amoureux comme une brute de la Belle Ardennaise !
Mais la Belle Ardennaise ne pesait pas tant de kilos pour être une femme légère et Puyrâleux en fut pour ses frais de tendresse et ses effets de dolman numéro 1.
Ce serait mal connaître Puyrâleux que de le croire capable d'accepter une aussi humiliante défaite.
Il s'assura que la Belle Ardennaise couchait seule dans sa roulotte, le barnum et sa femme dormant dans une autre voiture.
Le dessein de Gaston était d'une simplicité biblique.
Par une nuit sombre, aidé de Plumard, son dévoué brosseur, il arriva sur le champ de foire, lequel n'était troublé que par les vagues rugissements de fauves mélancholieux.
En moins de temps qu'il ne faut pour l'écrire, il attela à la roulotte de la grosse dame deux chevaux appartenant au gouvernement français, déchaîna les roues, fit sauter les cales...
Et les voilà partis à grande allure vers la campagne endormie.
Rien d'abord ne révéla, dans la voiture, la présence d'âme qui vive.
Mais bientôt, les dernières maisons franchies, une fenêtre s'ouvrit pour donner passage à une grosse voix rauque, coutumière des ordres brefs, qui poussa un formidable : Halte !
Les bons chevaux s'arrêtèrent docilement, et Puyrâleux se déguisa immédiatement en tringlot qui n'en mène pas large.
La grosse voix rauque sortait d'un gosier bien connu à Vernon, le gosier du commandant baron Leboult de Montmachin.
Prenant vite son parti, Puyrâleux s'approcha de la fenêtre, son képi à la main.
A la pâle clarté des étoiles, le commandant reconnut le brigadier :
- Ah ! c'est vous, Puyrâleux ?
- Mon Dieu, oui, mon commandant !
- Qu'est-ce que vous foutez ici ?
- Mon Dieu, mon commandant, je vais vous dire : me sentant un peu mal à la tête, j'ai pensé qu'un petit tour à la campagne !...
Pendant cette conversation un peu pénible des deux côtés, le commandant réparait sa toilette actuellement sans prestige.
La Belle Ardennaise proférait contre Gaston des propos pleins de trivialité discourtoise.
- Vous allez me faire l'amitié, Puyrâleux, conclut le commandant Leboult de Montmachin, de reconduire cette voiture où vous l'avez prise... Nous recauserons de cette affaire-là demain matin.
Inutile d'ajouter que ces messieurs ne reparlèrent jamais de cette affaire-là, mais Puyrâleux n'éprouva aucune surprise, au départ de la classe, de ne pas se voir promu maréchal des logis.
Et il le regretta bien vivement, car s'étant toujours piqué d'être dans le train, il espérait y fournir une carrière honorable.
donderdag 6 maart 2008
Pendelplezier
In de verschillende jaren dat ik de trein naar Brussel neem, zijn er onvermijdelijk al vele medereizigers geweest die ik met de regelmaat van een klok (terug)zie en op den duur herken. Er zijn er die er al bij waren toen ik begon te pendelen, anderen kwamen en gingen. Zelf zoek ik nooit contact met die vaste klanten, de ‘bekende’ onbekenden, aangezien ik zelf geen prater ben en gewoon wil gerust gelaten worden en lezen en zij laten me ook doorgaans met rust, een stoot met een knie of een ongewilde trap op de teen daargelaten. Zo is er ook een koppel van intussen middelbare leeftijd dat ik af en toe zie. Allebei deftig gekleed, geblondeerd haar en met een lichtbruine teint; een beetje gedistingeerd eigenlijk, wat truttig ook. Chiquer volk dus, bekakt.
Deze morgen was de vrouw alleen op de trein en ze deed niets speciaals. Tot haar gsm belde en ze luidop sprak : “Hallo Benoît, mè Renée. Kunde gij dei kip mè zoetzuur uit de vriezer halen, want ik zèn da vergète ? […] Gij doet dat nu è !” Baai baai façade...
Sommige mensen houden beter gewoon hun mond…
Deze morgen was de vrouw alleen op de trein en ze deed niets speciaals. Tot haar gsm belde en ze luidop sprak : “Hallo Benoît, mè Renée. Kunde gij dei kip mè zoetzuur uit de vriezer halen, want ik zèn da vergète ? […] Gij doet dat nu è !” Baai baai façade...
Sommige mensen houden beter gewoon hun mond…
Bedroevend
Laatst liet M. me weten dat Lien Van de Kelder mogelijk uit de kleren zou gaan op de pop poll van Humo. Dat omdat ruim 100.000 mensen te kennen hadden gegeven dat ze zoiets wel zagen zitten. Ik deed het af als een publiciteitsstunt van het weekblad in kwestie, al vond ik het jammer van Lien Van de Kelder het spel leek mee te spelen. Had ze wat ballen aan haar lijf, dan zou ze het verzoek hebben afgewimpeld of Humo verboden hebben haar naam voor een uiteindelijk plat commercieel evenement te gebruiken. Maar ja, in BV-land kun je je vermoedelijk niet te veel vrijheden veroorloven en al zeker niet t.o.v. een blad als Humo. Het zou je carrière wel eens kunnen schaden. Bijgevolg zijn al die Beroemde Vlamingen in de regel poeslief voor elkaar, lopen ze mooi in het gareel, en laten ze zich gewillig gebruiken door de pers, al is het hierbij niet steeds duidelijk wie wie gebruikt. Het levert beide partijen wel iets op.
Als rechtgeaarde en zelfuitgeroepen mammofiel (zie eerder) kon ik uiteraard niet rouwig zijn met het vooruitzicht om de borsten van Lien Van de Kelder te mogen aanschouwen, daar ga ik nu ineens niet flauw over doen. Een onweerstaanbare drang maakte zich dus van mij meester toen ik op de website van De Standaard een link naar een filmpje zag, met zogezegd de dame in kwestie en de heer Wim Helsen.
Blijkbaar is er nu in sommige kringen een debat op gang gekomen of de getoonde vrouw al dan niet Lien Van de Kelder was of een stand-in. Eigenlijk maakt het mij persoonlijk niet veel uit. Zelf was ik eerder geschokt door de manier waarop de film werd gemaakt, ook al was het van opzet ongetwijfeld “grappig” : meer nog dan op een missverkiezing ging het hier om een vleeskeuring. Met haar kamerjas open stond de dame minutenlang haast bewegingloos voor de heer Helsen die er dan ongetwijfeld allerlei commentaar op had en spitsvondigheden debiteerde (had geen geluid, dus geen idee wat hij allemaal zei). Vernederend vond ik het in haar plaats. Alsof het om een koe ging die dan nog allerlei kunstjes op bevel moest opvoeren, als een willoos voorwerp. Ik kan me vergissen, maar de vrouw in kwestie (Lien VdK of niet) leek me met haar rol of ‘acteerprestatie’ ook niet bijster gelukkig op het einde van het filmpje.
Als rechtgeaarde en zelfuitgeroepen mammofiel (zie eerder) kon ik uiteraard niet rouwig zijn met het vooruitzicht om de borsten van Lien Van de Kelder te mogen aanschouwen, daar ga ik nu ineens niet flauw over doen. Een onweerstaanbare drang maakte zich dus van mij meester toen ik op de website van De Standaard een link naar een filmpje zag, met zogezegd de dame in kwestie en de heer Wim Helsen.
Blijkbaar is er nu in sommige kringen een debat op gang gekomen of de getoonde vrouw al dan niet Lien Van de Kelder was of een stand-in. Eigenlijk maakt het mij persoonlijk niet veel uit. Zelf was ik eerder geschokt door de manier waarop de film werd gemaakt, ook al was het van opzet ongetwijfeld “grappig” : meer nog dan op een missverkiezing ging het hier om een vleeskeuring. Met haar kamerjas open stond de dame minutenlang haast bewegingloos voor de heer Helsen die er dan ongetwijfeld allerlei commentaar op had en spitsvondigheden debiteerde (had geen geluid, dus geen idee wat hij allemaal zei). Vernederend vond ik het in haar plaats. Alsof het om een koe ging die dan nog allerlei kunstjes op bevel moest opvoeren, als een willoos voorwerp. Ik kan me vergissen, maar de vrouw in kwestie (Lien VdK of niet) leek me met haar rol of ‘acteerprestatie’ ook niet bijster gelukkig op het einde van het filmpje.
maandag 3 maart 2008
Weer naar school ?
De deux choses l'une : ofwel kan ik niet schrijven of word ik nog een groter warhoofd, ofwel kunnen ze bij Colruyt niet lezen of tellen.
Daar waar ik volgens mij 1 witte en 1 zwarte pens bestelde, hebben ze mij er met 5 witte en 5 zwarte opgezadeld...
Een verwarring tussen 1 en 7 zou ik nog kunnen begrijpen, maar tussen 1 en 5 ?
Krijg dat maar in het zo al niet bijster grote vriesvak gestompt tussen de loempia's, diepvriespizza's en andere vleeswaren...
Daar waar ik volgens mij 1 witte en 1 zwarte pens bestelde, hebben ze mij er met 5 witte en 5 zwarte opgezadeld...
Een verwarring tussen 1 en 7 zou ik nog kunnen begrijpen, maar tussen 1 en 5 ?
Krijg dat maar in het zo al niet bijster grote vriesvak gestompt tussen de loempia's, diepvriespizza's en andere vleeswaren...
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